Revue des marchés - T1 2026
L'événement marquant du trimestre, soit l’attaque Israélo-Américaine contre l’Iran à la fin février, a ravivé l’aversion au risque et la volatilité sur les marchés mondiaux.
Le pétrole a fortement bondi, favorisant une rotation sectorielle rapide vers les valeurs défensives et les titres liés aux ressources naturelles. Pour les investisseurs, cette flambée des prix de l’énergie a paradoxalement joué un rôle stabilisateur, soutenant la vigueur des actions canadiennes alors que les marchés étrangers reculaient. Le secteur technologique a notamment subi une correction marquée partout sur la planète. Les investisseurs ont revu à la baisse leurs attentes de croissance dans l’IA et les logiciels, tandis que la hausse des taux à long terme pesait davantage sur les valorisations des titres de croissance.
Comme les risques inflationnistes sont ravivés par la hausse en cours du pétrole, les banques centrales ont adopté une posture prudente. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %. La Réserve fédérale américaine a également maintenu son taux directeur, bien que les marchés continuent d’anticiper des baisses de taux plus tard dans l’année.
RENDEMENT DES PRINCIPALES CLASSES D'ACTIFS ($ CA)
Enfin, l’économie canadienne a montré des signes de faiblesse, alors que son PIB s’est contracté pendant le dernier trimestre de 2025. Cette dynamique a contribué à la baisse des taux à court terme et à la bonne tenue des obligations canadiennes, et elle a rappelé la fragilité dans un contexte d’économie intérieure.
RENDEMENT DE NOS FONDS (CATÉGORIE O) AU 31 MARS 2026
Perspectives pour 2025
Le conflit géopolitique en cours provoque une volatilité accrue et un repli des investisseurs vers des valeurs refuges. Les prix du pétrole et du gaz demeureront élevés et volatils. D’ailleurs, au cours des prochaines semaines, certaines régions commenceront à manquer de pétrole en raison des pétroliers qui n’osent plus s’aventurer dans le détroit d’Ormuz, où près de 20 % du pétrole mondial transite. On peut s’imaginer que les régions touchées commencent déjà à mettre de la pression sur les belligérants pour que le conflit se règle. La grogne monte aussi aux États-Unis, ce qui contribue à accentuer la pression sur l’administration actuelle.
Si le conflit venait à perdurer, une hausse prolongée du prix du pétrole aurait comme conséquence une hausse généralisée des prix (inflation), qui pèserait sur la croissance économique mondiale.
Dans un tel contexte d’incertitude, un portefeuille bien construit est primordial et devrait quand même offrir de bons résultats à long terme.
Investir pour la prochaine génération et non le prochain trimestre
Depuis plus de 30 ans, notre philosophie est inchangée. Nous continuons à offrir des portefeuilles performants, prudents et durables, en adoptant une vision à long terme et en nous concentrant sur les résultats financiers plutôt que sur les promesses d’éventuels résultats. Cette approche a très bien fonctionné à long terme et encore davantage quand les marchés revoient à la baisse leurs attentes de croissance, comme ce qui semble se produire actuellement.
Nous sommes persuadés que notre approche continuera de permettre à nos clients de réaliser de bons rendements absolus qui surpasseront ceux des indices de référence sur des cycles de marchés complets.
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